ARRAS dimanche 18 mars...
Il pleut des cordes, tout est gris, .Mais la motivation reste là avant tout. Ce matin je devais me rendre dans une brocante du coin .mais bon, les gens ne sont pas fous pour installer leur "trésors, .Moi je suis debout depuis cinq heures trente .Rien que pour cet événement .Je roule donc dans la campagne du coin . Admire le paysage . j'ai encore une pensé pour les événements de 14/18 .Cette terre en est chargée...Je me souviens d'un temps où avec un détecteur, l'ont ramassé tous les deux mètres quelque chose de cette période de l'histoire .Je me demande toujours comment des hommes ont pu rester là... Des semaines avec un temps comme aujourd'hui .Dans un trou .Attendre la mort ou le moment de sortir, tué Tuer l'inconnue d'en face .
Bon, avant tout traduire cette émotion . Cette sensation que j'éprouve au sein de la nature...Un contexte particulier . une atmosphère qui correspond a ma sensibilité du moment présent. Je me gare sur le bas coté .Coupe le moteur .J'apprends à être attentif. Je regarde les vides, les couleurs légères et les pleins, dense d'une grande intensité .Je m'en imprègne .Dans un grand silence .Le paysage, vivant cette atmosphére.la pluie qui tombe sur cette terre détrempée. Un goût de la recherche, Je dessine dans la tête cette vision pleine de couleurs . traduire cela en peinture sur un grand format (vraiment grand) .oui je le sens, . mais techniquement trouver un lieu pour réaliser cette toile. T'elle est la question.

